En conférence, sur le thème de Noël, nous avons vu comment réaliser de jolies décorations de vitre, pas chères, simples et écologiques... grâce au Blanc de Meudon!
L'idée étant tellement sympa pour les enfants, nous sommes allés faire une démonstration à la crèche en ce mercredi matin (photo ci-contre). Les enfants se sont bien amusés!
Ce cher Blanc de Meudon, qui est à la base de la Pierre d'Argent (article avec un avant-après ici) ou encore du dentifrice (article ici), est en effet un allié précieux pour le ménage et les loisirs créatifs! Toutes les infos sont sur la fiche pratique.
PS: pour les pochoirs, l'astuce consiste à réutiliser de vieux intercalaires en plastique (ou de vieux transparents pour rétroprojecteur). Il suffit d'imprimer un modèle sympa trouvé sur internet, le découper puis faire son contour sur l'intercalaire. Une fois l'intérieur découpé, avec l'aide d'un adulte, le pochoir maison est prêt!
Fiches pratiques et infos autour de l'écologie, la santé et la simplicité volontaire
Notre responsabilité d'humain, c'est de créer chacun à notre échelle notre paradis sur terre : ce monde dans lequel nous souhaitons vivre.
mercredi 16 décembre 2015
Le Blanc de Meudon
lundi 14 décembre 2015
Acheter d'occasion
"Acheter c'est voter", vous dirait Béa Johnson car chaque achat envoie le message "J'ai besoin de ce bien, il faut en fabriquer plus, il faut plus de ressources pour en faire!".
Ce message est très bien entendu par les industriels, et c'est là notre immense pouvoir de consommateur.
Donc, en achetant d'occasion, non seulement on fait des économies mais on encourage un modèle d'économie circulaire, où les biens servent plusieurs fois et où les "déchets" ont une valeur marchande. Sans parler que ces filières emploient souvent des personnes en réinsertion... De plus, on sort des magasins d'occasion (ou des brocantes) sans un seul emballage, pour peu qu'on ait été vigilant.
En Occident, acheter d'occasion souffre pourtant d'un important tabou, bien que les brocantes aient un vif succès. On l'associe trop souvent à la pauvreté...
Il faut aussi dépasser les idées reçues sur l'hygiène (il n'y a qu'à laver le bien immédiatement en le rapportant chez soi), et le fait qu'il a déjà servi (utilisez-le de suite pour vous l'approprier).
Quant à offrir d'occasion, cela est monnaie courante dans bien des régions du monde. Pour que cela fonctionne, une condition: être sûr que la personne en a besoin et appréciera. Une chance, les enfants en bas âge se moquent complètement de cet aspect des choses! Et pour les autres, une petite astuce: employez le mot "vintage", c'est un synonyme tellement plus classe!
En ce qui nous concerne, on achète quasiment tous les vêtements et chaussures d'occasion, comme ci-dessus, pour ma fille, le tout pour 10 euros.
Cela présente en outre un avantage santé: les vêtements neufs sont bourrés de substances chimiques pour le transport en container (pour éviter les moisissures et nuisibles pendant le transport, puisqu'ils viennent en majorité d'Asie), sans parler des produits pour éviter qu'ils rétrécissent, s'affadissent, se froissent, déteignent ou prennent feu! D'occasion, on peut penser que les vêtements en sont bien moins imprégnés...
Les endroits où acheter d'occasion ne manquent pas, je vous renvoie à l'article que j'ai écrit pour ma région.
Les endroits où acheter d'occasion ne manquent pas, je vous renvoie à l'article que j'ai écrit pour ma région.
mercredi 9 décembre 2015
Le furoshiki (ou comment emballer sans papier cadeau)
Le furoshiki, c'est simple, économique et écologique! Quand on a essayé, on se demande pourquoi on se cassait autant la tête avant.
Surtout qu'il suffit de piocher dans ses foulards, ses chutes de tissus ou ses nappes...
samedi 5 décembre 2015
Simplicité, écologie, santé
Pour faire suite à ma conférence, je vais mettre en ligne dans les jours qui viennent plusieurs fiches pratiques et liens sur les thèmes dont il a été question, mais aussi des informations que je n'ai pas eu le temps de donner. N'hésitez pas à les partager autour de vous!
Tout d'abord, voici les fiches pratiques des 3 thèmes de la conférence: simplicité volontaire, zéro déchet et santé holistique.
Il faut cliquer sur les images pour les voir en grand.
Pour remplacer le papier cadeau, nous avons parlé et mis en pratique le furoshiki, art traditionnel japonais, très simple, économique et écologique. Pensez à sortir de vos placards (ou celui de vos mères et grand-mères) les foulards...
J'ai mis à jour l'article que j'avais déjà publié en février 2015 sur le furoshiki juste au-dessus de cet article ou accessible ici.
Tout d'abord, voici les fiches pratiques des 3 thèmes de la conférence: simplicité volontaire, zéro déchet et santé holistique.
Il faut cliquer sur les images pour les voir en grand.
Pour remplacer le papier cadeau, nous avons parlé et mis en pratique le furoshiki, art traditionnel japonais, très simple, économique et écologique. Pensez à sortir de vos placards (ou celui de vos mères et grand-mères) les foulards...
J'ai mis à jour l'article que j'avais déjà publié en février 2015 sur le furoshiki juste au-dessus de cet article ou accessible ici.
Libellés :
Corps,
Développement personnel,
Fiches pratiques,
Général,
Maison
mercredi 2 décembre 2015
Ma vie Zéro déchet
C'est le titre d'un documentaire où l'on voit un parisien novice, Donatien Lemaître, tout mettre en oeuvre pour réduire ses déchets... dans la droite lignée de Béa Johnson!
Un film d'1 heure à regarder en soirée par exemple.
Un thème dont il sera question lors de ma conférence de demain...
A propos de conférence, Béa Johnson est actuellement en tournée de conférences dans toute la France, j'ai trouvé un petit extrait d'une conférence ici, et une interview ici.
Un thème dont il sera question lors de ma conférence de demain...
A propos de conférence, Béa Johnson est actuellement en tournée de conférences dans toute la France, j'ai trouvé un petit extrait d'une conférence ici, et une interview ici.
samedi 14 novembre 2015
Les enfants face aux écrans
Nous avons pu assister hier soir à une conférence de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste qui s'est notamment fait connaître pour les repères "3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir".
Le principe est simple:
- pas d'écran avant 3 ans
- pas de console/tablette/smartphone avant 6 ans
- pas d'internet avant 9 ans
- pas de réseaux sociaux avant 12 ans
On est allé à cette soirée avec curiosité et un peu de méfiance... mais finalement nous avons trouvé que le sujet méritait qu'on en débatte.
Voici donc ce que nous en avons retenu:
- les écrans font partie des outils qui peuplent nos vies et il est prouvé qu'ils nous transforment (par ex le téléphone rend impatient)
- les écrans nous offrent de nouvelles possibilités: Internet permet notamment de devenir très compétent dans un domaine pointu, à peu de frais, rapidement et à un jeune âge, ce qui n'était pas possible il y a quelques décennies.
- les écrans permettent d'être multi-identitaire (se faire passer pour quelqu'un d'autre sur internet par exemple).
- avec les écrans, les liens se fondent plus sur les centres d'intérêt que sur la proximité réelle, même s'ils permettent aussi de rester en lien avec ceux qui ne sont pas là physiquement. C'est donc un formidable outil d'échanges.
- une caractéristique fondamentale des écrans est que l'image capture l'attention plus fortement et plus rapidement qu'un texte (ce qui engendre divers avantages et inconvénients).
Les principaux inconvénients des écrans sont:
- ils diminuent l'âge de l'apprentissage du langage (car la télé ne s'adresse pas directement à l'enfant)
- ils diminuent la capacité de concentration (ils détournent l'attention de l'enfant de son jeu réel)
- ils diminuent la qualité du sommeil (à cause de l'effet de la lumière LED)
- ils font perdre la notion du temps
- les ondes sont dangereuses
- ils permettent assez peu la réflexion, le recul
Comment contrebalancer ces inconvénients?
- une nouvelle forme d'apprentissage et de supports se développe: elle utilise l'hyper-attention (vidéos courtes avec un contenu didactique)
- compenser les périodes d'écran par des périodes de proximité avec l'enfant
- faire raconter les enfants pour mettre une distance entre eux et ce qu'ils ont vu
- se fixer des durées d'écran (comme une assiette délimite une ration alimentaire)
- établir des contrats entre adultes et enfants, aider les enfants à se fixer des limites
Ce qui nous laisse perplexes:
- nous considérons la radio comme une source de pollution aussi importante que les écrans, en raison du contenu négatif véhiculé par les flashs infos notamment. Bien que les bruits de voix soient de nature plus douces comparées aux bruits et aux images de la télévision, il n'en reste pas moins que la plupart des enfants comprennent rapidement le contenu des phrases...
- les adultes sont décrits comme les donneurs d'ordre, ceux qui fixent les règles. Pour nous, la notion de contrat va au-delà du fait que l'adulte impose ses règles: il convient que le contrat respecte les limites et les besoins de chacun des signataires...
- enfin, il nous semble que le débat nous met face à nos propres agissements face aux écrans (8 en moyenne par famille!). Trop souvent les adultes demandent aux enfants de faire ce qu'ils disent et pas ce qu'ils font. L'exemple reste tout de même la meilleure forme d'apprentissage et notre questionnement personnel semble donc incontournable...
Le principe est simple:
- pas d'écran avant 3 ans
- pas de console/tablette/smartphone avant 6 ans
- pas d'internet avant 9 ans
- pas de réseaux sociaux avant 12 ans
On est allé à cette soirée avec curiosité et un peu de méfiance... mais finalement nous avons trouvé que le sujet méritait qu'on en débatte.
Voici donc ce que nous en avons retenu:
- les écrans font partie des outils qui peuplent nos vies et il est prouvé qu'ils nous transforment (par ex le téléphone rend impatient)- les écrans nous offrent de nouvelles possibilités: Internet permet notamment de devenir très compétent dans un domaine pointu, à peu de frais, rapidement et à un jeune âge, ce qui n'était pas possible il y a quelques décennies.
- les écrans permettent d'être multi-identitaire (se faire passer pour quelqu'un d'autre sur internet par exemple).
- avec les écrans, les liens se fondent plus sur les centres d'intérêt que sur la proximité réelle, même s'ils permettent aussi de rester en lien avec ceux qui ne sont pas là physiquement. C'est donc un formidable outil d'échanges.
- une caractéristique fondamentale des écrans est que l'image capture l'attention plus fortement et plus rapidement qu'un texte (ce qui engendre divers avantages et inconvénients).
Les principaux inconvénients des écrans sont:
- ils diminuent l'âge de l'apprentissage du langage (car la télé ne s'adresse pas directement à l'enfant)
- ils diminuent la capacité de concentration (ils détournent l'attention de l'enfant de son jeu réel)
- ils diminuent la qualité du sommeil (à cause de l'effet de la lumière LED)
- ils font perdre la notion du temps
- les ondes sont dangereuses
- ils permettent assez peu la réflexion, le recul
Comment contrebalancer ces inconvénients?
- une nouvelle forme d'apprentissage et de supports se développe: elle utilise l'hyper-attention (vidéos courtes avec un contenu didactique)
- compenser les périodes d'écran par des périodes de proximité avec l'enfant
- faire raconter les enfants pour mettre une distance entre eux et ce qu'ils ont vu
- se fixer des durées d'écran (comme une assiette délimite une ration alimentaire)
- établir des contrats entre adultes et enfants, aider les enfants à se fixer des limites
Ce qui nous laisse perplexes:
- nous considérons la radio comme une source de pollution aussi importante que les écrans, en raison du contenu négatif véhiculé par les flashs infos notamment. Bien que les bruits de voix soient de nature plus douces comparées aux bruits et aux images de la télévision, il n'en reste pas moins que la plupart des enfants comprennent rapidement le contenu des phrases...
- les adultes sont décrits comme les donneurs d'ordre, ceux qui fixent les règles. Pour nous, la notion de contrat va au-delà du fait que l'adulte impose ses règles: il convient que le contrat respecte les limites et les besoins de chacun des signataires...
- enfin, il nous semble que le débat nous met face à nos propres agissements face aux écrans (8 en moyenne par famille!). Trop souvent les adultes demandent aux enfants de faire ce qu'ils disent et pas ce qu'ils font. L'exemple reste tout de même la meilleure forme d'apprentissage et notre questionnement personnel semble donc incontournable...
dimanche 1 novembre 2015
Alphabet: un film à voir!
Voici un film documentaire, sur l'éducation, que j'aimerais vraiment aller voir!
En voici un extrait.
"Le film Alphabet, du réalisateur Erwin Wagenhofer, sort aujourd’hui en salle. Entamée par We feed the World, consacré à la crise alimentaire, et poursuivie par Let’s Make Money, sur la crise financière, la « trilogie de l’épuisement » s’achève ici avec une dernière crise – celle de l’éducation.
L’enthousiasme, la créativité, la passion et la confiance en soi, c’est le sujet de ce film.
En voici un extrait.
"Le film Alphabet, du réalisateur Erwin Wagenhofer, sort aujourd’hui en salle. Entamée par We feed the World, consacré à la crise alimentaire, et poursuivie par Let’s Make Money, sur la crise financière, la « trilogie de l’épuisement » s’achève ici avec une dernière crise – celle de l’éducation.
L’enthousiasme, la créativité, la passion et la confiance en soi, c’est le sujet de ce film.
Beaucoup pourraient vous dire que ce documentaire est un film sur l’école, qui plus est, contre l’école. Il est vrai que son réalisateur nous mène de Chine en Allemagne, en passant par la France et les Etats-Unis, à la découverte des systèmes éducatifs dominants, basés sur les résultats quantitatifs et le mode compétitif. En ce sens, le film nous place devant la faillite de notre système éducatif conventionnel, sa violence immanente et son aptitude à détruire chez l’enfant toute pensée divergente pour pouvoir rentrer dans un moule où l’erreur devient une faute, la différence face à l’apprentissage un motif d’exclusion et la créativité une qualité devenue accessoire, voire gênante. Et pourtant, Alphabet n’est pas un film à charge, un documentaire simpliste et manichéen, dont la seule défense serait l’attaque de l’école. Non, Alphabet est un film qui nous met face à nos contradictions, face à notre enthousiasme de découvrir le monde et notre inquiétude de ne pas y parvenir sans un moule qui nous enserre. Ce n’est pas pour rien que ce documentaire a pour titre complet Alphabet, la peur ou l’amour, car c’est bien d’amour dont il est essentiellement question tout au long de ce film : amour de l’apprentissage, amour de l’enfant en chacun de nous, amour du monde et de la vie.
Alphabet n’est donc pas un film sur l’école ; c’est un film sur le pouvoir de l’imagination, sur la confiance en l’enfant et sur son enthousiasme de vie. C’est un film qui n’émet pas plus de jugement réducteur qu’il ne propose de solutions toutes faites, et c’est aussi cela qui fait sa force et sa beauté, car tous les chemins sont possibles. Le monde s’ouvre à nous et c’est à nous seulement que revient le pouvoir de le saisir et l’embrasser dans tout ce qu’il a de plus joyeux, coloré et passionné. Nous pensons vouloir voir les enfants comme des cerfs-volants, de jolis rubans qui s’envolent haut, mais que nous retenons toujours par un fil. Le grand message de ce film, c’est qu’il faut couper ce fil et laisser les enfants voler haut, très haut, avec leur propre voix et leur enthousiasme à jamais préservé." Source: Antigone XXI.
Les projections prévues sont accessibles ici.
« A la naissance, nous sommes tous un exemplaire original…
Mais nous mourrons, presque tous, à l’état de copie. »
Mais nous mourrons, presque tous, à l’état de copie. »
Erwin Wagenhofer
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