Notre responsabilité d'humain, c'est de créer chacun à notre échelle notre paradis sur terre : ce monde dans lequel nous souhaitons vivre.

jeudi 22 septembre 2016

Le Zéro Déchet en vacances: retour d'expérience


En triant les photos de nos vacances en Toscane, je me suis rendue compte qu'il y avait matière à écrire un petit article sur le sujet... d'autant que je m'étais interrogée avant notre départ, ne sachant pas trop comment on ferait sur place.
Bien sûr, vacances obligent, j'étais prête à être vigilante, mais pas à me prendre la tête là-dessus.
Voici donc le résumé de nos actions, à garder sous le coude pour les prochaines vacances... ;0)

Alors, comment avons-nous procédé lors des préparatifs?
Après avoir relu le chapitre du livre Zéro déchet, nous avons emmené:

- notre kit de courses (cabas avec des sacs en tissu dedans, pas lourd ni encombrant). Notre but était de le laisser dans la voiture pour l'avoir sous le coude au bon moment.

- notre purificateur d'eau Berkey dont j'ai déjà parlé ici. Un peu encombrant mais pas trop car les 2 parties s'emboîtent. Il n'était pas question de trimballer des litres et des litres d'eau en bouteille plastique (ou verre) sur place!

- quelques provisions alimentaires en sacs en tissu ou en bocaux, de manière à pouvoir les utiliser sur place, une fois vidés. On s'est limité à une petite caisse. L'astuce est de réutiliser aussi sur place les éventuels pots en verre ou bocaux qu'on achète par nécessité.

- notre kit "vaisselle": une éponge lavable et une paille de fer (article ici). J'avais par contre oublié d'emmener mon produit vaisselle (flacon rechargeable dans mon magasin Biocooop). Sur place, j'ai donc été tentée d'acheter un flacon au supermarché, mais quand j'ai lu, dans toutes les listes d'ingrédients, le méthylisothiazolinone comme conservateur à la place des parabènes, non vraiment, je n'ai pas pu m'y résoudre et me suis rabattue sur une boîte de bicarbonate: ça a fait un très bon remplaçant! Sans mousse ni odeur certes, mais ce n'est pas du genre à nous poser problème...


Et sur place, en pratique?

- nous avons refusé les sacs en plastique dans les magasins et au marché -> je recommande donc d'apprendre très rapidement à refuser dans la langue du pays : "je n'en ai pas besoin", "non merci", "pas de plastique s'il vous plaît", "ça ira comme ça"...

- nous avons refusé les objets jetables dans les restaurants (ou repas de village), lorsque c'était possible. Mais c'était de loin le plus difficile (et nous n'avons pas toujours réussi): entre la nappe, le set et la serviette de table... On a vite remarqué que de ce point de vue-là, les restaurants un peu "hauts de gamme" sont appréciables: tout y est lavable!

- nous avons enterré nos déchets organiques, faute de composteur. Il aurait été dommage de s'en priver, d'autant que notre hôte avait aménagé un petit potager où on pouvait se servir gratuitement en légumes et qu'on disposait donc d'une pioche! Pour collecter ces déchets-là (épluchures surtout), nous avons procédé sur le même principe qu'à la maison (ou presque: une bassine sous l'évier, c'est ce qu'on avait à disposition dans le gîte). Bien sûr, nous en avons profité pour suggérer l'idée du compost à notre sympathique hôte, c'est ça la démarche pro-active!


- pour être parés en ballade, nous avions toujours dans notre sac à dos un kit comprenant: quelques sacs en tissu, un torchon (qui pouvait servir autant de serviette de table, que de papier pour envelopper du pain ou un gâteau), un petit tupper avec un fruit lavé et un couteau pour le découper, et un thermos d'eau filtrée. En témoignent les photos ci-dessous:

- nous avons fait des choix judicieux et anticipé lors de nos achats: par ex, nous avons préféré la glace en cornet (photo ci-dessus) à la glace en pot jetable et la cuillère qui va avec! Ou alors nous avons refusé la serviette qui venait avec la crêpe au Nocciolata (l'ancêtre bio et sain du Nut...a: une tuerie!).

- et enfin, nous nous sommes émerveillés de toutes les initiatives déjà en place: le vrac sur les étales du marché, les éoliennes et les bennes à compost! Sur ce dernier point, de nombreuses villes se sont lancées et sincèrement, cela me semble vraiment être l'avenir, d'autant que le compost obtenu grâce à ces déchets organiques peut ensuite être redistribué aux agriculteurs et aux citoyens pour amender naturellement leurs terres... J'ai donc posé à côté de la poubelle pour l'occasion :0)

Nous avons également été assez étonnés de voir que la tendance végétarienne/végane est plus avancée qu'en France: nous avons vu plusieurs restaurants ouvertement végans, et des alternatives véganes à des spécialités emblématiques, comme ce Vegamisù! Incroyable!

NB: nous avons été enchantés de notre gîte "Agriturismo Fossederi" et de l'accueil de nos hôtes Matteo et ses parents Pier Luigi et Paola, c'est pourquoi ils méritent bien que je leur fasse un peu de pub! Voici leur site: http://agriturismofossederi.com/index_new_4.asp?sezione=1.

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