Notre responsabilité d'humain, c'est de créer chacun à notre échelle notre paradis sur terre : ce monde dans lequel nous souhaitons vivre.

vendredi 10 février 2017

Le bonheur et la performance

Une des choses qui me choquent dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, c'est cette impression que nous avons presque tous que nous ne vivons pas vraiment notre vie, nous survivons. 😔

Pourtant, on est loin du temps où l'on pouvait mourir à tout moment d'une maladie, d'une attaque de bête sauvage, d'une querelle qui tourne mal, d'une denrée avariée, de faim ou de froid.
Mais c'est comme si notre tendance à l'auto-sabotage n'avait pas de limite: pour ne pas être trop heureux, on a trouvé une parade.
On veut être performant, on veut tout faire, tout réussir, viser l'impossible. On n'ose plus s'accorder (et parfois on ne le peut pas matériellement) des moments d'inactivité, de silence, de vide.

Tout ça amène naturellement divers phénomènes auxquels j'assiste de plus en plus, et vous aussi j'imagine: burn-out, hypertension, surmenage. (Sachez d'ailleurs que j'ai expérimenté le burn-out, la fiche pratique sur le sujet est ici.)

Ce constat m'a amenée à me questionner sur le sujet depuis pas mal de temps, comme j'ai pu en parler déjà ici, autour de cette citation: "Vivre ou courir, il faut choisir."

Aujourd'hui, j'en suis venue à me demander si on n'avait pas tout simplement, dans notre façon d'aborder la vie, tout mis à l'envers?
Voici les éléments qui m'ont amenée à cette idée. Il s'agit d'une citation, de 2 vidéos et d'une histoire drôle pour être précise.

"Quelqu'un de productif n'est pas nécessairement épanoui, mais quelqu'un d'épanoui est forcément plus productif."
 Idriss Aberkane




Une petite histoire qui fait réfléchir (entendue de Pierre Rabhi aussi d'ailleurs):
C'est un homme d'affaire qui est en vacances en Afrique. Il voit un pêcheur qui revient avec un poisson et s'apprête à se reposer. Il admire sa prise et lui dit:
- Quelle belle prise! Tu retournes en chercher?
- Retourner en chercher!... Mais pour quoi faire?
- Mais parce que tu en auras plus.
- Mais pour quoi faire?
- Mais, parce que, quand tu en auras plus, tu en revendras.
- Mais pour quoi faire?
- Parce que, quand tu l'auras vendu, tu auras de l'argent.
- Mais pour quoi faire?
- Comme ça tu pourras t'acheter un petit bateau.
- Mais pour quoi faire?
- Ben, avec ton petit bateau tu auras plus de poissons.
- Mais pour quoi faire?
- Eh bien, tu pourras prendre des ouvriers.
- Mais pour quoi faire?
- Ben, ils travailleront avec toi.
- Mais pour quoi faire?
- Comme ça tu deviendras riche.
- Mais pour quoi faire?
- Comme ça tu pourras te reposer.
- Eh bien ... c'est ce que je suis en train de faire.

Alors, si on essayait de tout remettre dans l'ordre? 

Par exemple:
- cesser de ramener des déchets chez soi, plutôt que se casser la tête à trier et sortir lesdits déchets (et se plaindre que les impôts locaux sont trop élevés)
- vivre avec moins pour vivre mieux et ne plus avoir besoin de "travailler plus pour gagner plus"
- retrouver le plaisir de jouer/lire/se reposer plutôt que courir à des tas d'activités
- agir à hauteur de nos envies/possibilités pour le monde dans lequel on veut vivre, plutôt que rejeter la faute sur les politiques/les autres (mon Dieu, je n'en peux déjà plus des faits divers quotidiens sur les futurs candidats 😵)
- faire le vide dans ses objets pour simplifier le rangement et le ménage
- ET revoir son idéal de ménage/maison à la baisse pour cesser de se rendre malade parce qu'on n'a pas tout le temps une maison parfaite
- identifier ce qui compte vraiment pour nous pour éviter la prise de conscience douloureuse qu'on est passé à côté de sa vie
- faire moins et ÊTRE plus...

2 commentaires:

  1. Merci pour l'histoire du pêcheur, je m'étais noter de la rechercher, et tu me l'offres sur un plateau :)

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  2. Eh bien tant mieux, ça me fait plaisir! Cette histoire est simple et pourtant si vraie...

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